La Roumanie, épicentre du trafic de femmes en Europe

Prostituée roumaine le long de la route

Ceux qui fréquentent les maisons closes pourront vous le confirmer, la Roumanie, comme le Brésil, est un des plus grand pays exportateurs de prostituées au Monde. Si la majorité des filles choisissent volontairement de s'expatrier pour travailler dans une maison close étrangère ou une agence d'escorts internationales, d'après certains experts, la Roumanie serait le centre névralgique du trafic de femmes en Europe.

Des Pays-Bas à l'Espagne en passant par l'Allemagne, les filles roumaines sont présentes dans toutes les maisons closes d'Europe et parfois au bord des routes, comme en France. Certaines d'entres elles se sont fait abusées par des réseaux de proxénètes bien rodées qui les exploitent et les forcent à se prostituer. Chaque année les autorités roumaines identifient 900 cas d'exploitation de ce type, mais la réalité serait 20 fois supérieure.

De l'université à la maison close

La technique de ces réseaux du sexe est systématiquement la même. Elle fait appel à ceux qu'on nomme les Lover Boys. Un beau garçon fréquente une fille`étudiante à l'université. Il la drague, la fréquente un moment, et lui offre des cadeaux pour la séduire. La fille est belle, aime le sexe et l'argent. Au fur et à mesure de la relation, le garçon arrive à convaincre la fille de partir à l'étranger avec lui pour travailler avec lui, et échapper à l'extrême pauvreté qui règne en Roumanie, ou le salaire mensuel moyen est de 350 Euros.

Une fois dans le pays étranger, la carte postale n'est plus la mème. Le couple est hébergé dans un appartement ou résident déjà des filles et leurs souteneurs. On annonce alors à la nouvelle arrivante qu'elle va se prostituer pour rembourser une dette. Cette dette est censée correspondre au montant des cadeaux offerts pendant la relation amoureuse préalable. On lui confisque alors son passeport. Certaines sont violées devant les autres colocataires. Isolée, traumatisée psychologiquement, parfois droguée, la fille se soumet à ses geôliers et accepte de se prostituer pour rembourser la dette. Celle-ci atteindra parfois les 20 000 Euros.

Cette arnaque qui s'attaque à la naïveté des filles roumaines est tellement développée qu'une campagne de sensibilisation a été lancé par les autorités locales. Chaque année le trafic de femmes génère 32 milliards d'Euro dans le Monde et concerne 2,4 millions de personnes sur la planète.


Commentaires et avis



Laisser un commentaire





Articles Populaires